Décembre N° 49 hiver

Quatrième trimestre 2004

 

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Editorial.

 

Nos trois sessions de septembre et octobre, dédiées à la célébration du 30ème anniversaire de la ligne de produits GCOS 7, ont rencontré un vif succès.

 

Pas moins de 120 participants en moyenne, dont beaucoup nous ont témoigné leur satisfaction.

Tout d’abord un sentiment de fierté collective vis-à-vis de cette réussite technique et commerciale s’est dégagée, mais au-delà de ce domaine professionnel les « retrouvailles » d’anciens collègues ont représenté un autre point fort de ces journées.

Ces collègues sont en fait des amis qu’on a l’impression « d’avoir quittés hier soir », même après dix ou quinze années de séparation.

 

Fierté partagée et amitié resteront ainsi dans nos mémoires.

 

Pour ne pas être en reste avec le domaine affectif, nous avons également eu l’honneur de voir côte à côte Jean-Pierre BRULÉ, le président de Bull qui a signé en 1974 l’acte de naissance de cette prestigieuse ligne de produits, et Gervais PELLISSIER, le président actuel de Bull qui veille aux destinées futures de GCOS 7.

 

Nous songeons à rééditer de telles manifestations historiques.

Alain LESSEUR.

 

 

JOYEUX  NOËL   2004

La célébration du 30ème anniversaire de la ligne de produits GCOS 7.

 

Rubriques

 

Editorial.

Le message du jour.

José chez les Soviets.

Groupe histoire.

  L’aventure Gamma 60.

  Les conférences GCOS-7.

  Le colloque de Rennes

F.E.B. club généalogie.

Histoire de Tintin & Milou.

  Ses livres.

  Le dictionnaire.

La philatélie.

Les expositions F.E.B.

  Les autres expositions.

F.E.B.B. Belgique & Luxembourg.

F.E.B.D. Allemagne.

  Traduction par Alain

Retrouvez les échos de la F.E.B.

  Télécommande multimédia.

  Le 3939.

  Haut débit rural.

  Firebox accroche Microsoft.

Cyberespace.

  -C’est nouveau.

Souvenir,…

Historiettes.

C’est l’hiver.

 

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Notre message : FEB-ACTUALITÉS N° 49

 

La F.E.B. recherche et recrute.

Nous avons besoin de vous, pour poursuivre nos perspectives d’avenir.

Pour les animations des clubs à Paris comme en province, venez pour mettre en valeur ce que vous savez faire.

Vous avez des atouts pour des projets ambitieux la F.E.B. vous attend. Nous vous montrerons les richesses insoupçonnées de notre patrimoine. Appelez le 01.69.93.90.40.

Merci de votre confiance en nous lisant, c’est le plus beau       cadeau que vous puissiez nous faire.


 José chez les SOVIETS.

 

 

III. La Délégation à l’Informatique

 

En 1972, j’étais directeur commercial (ou plutôt directeur à tout faire, comme souvent dans les petites boîtes) d’une petite société de service en informatique, une SSCI comme on disait alors (maintenant on dit une SSII) dénommée SoGETI S.A., à la création de laquelle j’avais participé dès l’origine, et dans laquelle j’étais entré à mi-temps au mois de février 1968, partagé avec Pavailler, puis à temps complet en août de la même année.

 

Nous étions en bonnes relations avec la Délégation (Générale ?) à l’Informatique, avec Maurice Allègre et Pierre Audoin. Ces Messieurs organisent des journées de l’informatique française à Moscou en juin 1972, et nous y invitent, Kampf et moi, ainsi que les dirigeants de sociétés françaises d’informatique bien vues de la Délégation, la CII, SESA, SLIGOS etc…Tous les deux, nous nous faisons accompagner de nos femmes, mais pas aux frais des contribuables. Cela se passe du samedi 10 au dimanche 18 juin 1972, sauf erreur de ma part. Nous sommes donc une trentaine de Français, nous arrivons à l’aéroport, nous subissons les deux ou trois heures de queue à la police et à la douane, et on nous emmène à l’hôtel Rossia où nous nous installons, puis rendez-vous dans le hall. Le programme ne prévoyait rien, les gens sont là à se demander quoi faire, et je leur propose d’aller faire un tour en métro, quand on ne le connaît pas, ça vaut vraiment la peine. Nous traversons la place Rouge, nous descendons dans le métro en mettant chacun une pièce de cinq kopeks, et, sur le quai, qu’est-ce que nous entendons ? Une voix de femme qui crie « Mais c’est Monsieur Bourboulon ! » C’était la Galina de 1967, évidemment en service commandé, qui ne nous a pas quittés d’une semelle pendant tout le séjour à Moscou. Heureusement, comme je l’ai dit, elle était assez moche pour que personne ne se méprenne, et surtout pas ma femme. Nous l’avons d’ailleurs, si je me rappelle bien, complètement ignorée.

 

Comme je n’avais pas conservé un très bon souvenir de Moscou, j’ai participé le moins possible aux activités touristiques. J’ai quand même, pour la deuxième fois, dormi et ronflé au Kremlin pendant le Lac des Cygnes. Mais j’ai préféré aller aux séances officielles de présentation aux Soviétiques de la merveilleuse Informatique Française, et j’en ai conservé deux ou trois souvenirs. D’abord, tous les Français s’extasiaient du nombre d’auditeurs à nos conférences (SoGETI n’a pas parlé), sans se rendre compte que c’étaient principalement des gens qui venaient écouter du français, ils avaient souvent un seul écouteur, essayant, comme moi mais dans l’autre sens, d’avoir en même temps l’original et l’interprétation. Ensuite j’ai eu le privilège d’entendre dans son discours André Barré, président de la CII, non seulement parler de Napoléon (à Moscou ça s’impose évidemment !), mais surtout appeler à une alliance de l’informatique française et de l’informatique soviétique contre l’envahissement américain ! A propos de l’informatique soviétique, j’ai vu à Moscou (mais à quelle occasion ?) des dérouleurs de bande à bandes non amovibles, c’est-à-dire que la bande allait d’un puits à l’autre et réciproquement. Bizarre. Enfin, j’ai entendu Jacques Stern, président de SESA, raconter longuement l’application de billetterie du RER parisien que la SESA venait de terminer, avec tous les tarifs, il était très content. Puis, à la fin, un Soviétique se lève, et dit « Mais moi je ne comprends pas, chez nous on met cinq kopeks dans la fente et on passe ! ».

 

Ensuite le programme prévoyait vingt-quatre heures de dégagement à Léningrad : départ le soir en train (le « train mou », mou à cause des pneus ?) dans chaque voiture duquel une babouchka gère un grand samovar et vous sert du thé à la demande, puis, le lendemain, visite de l’Ermitage, dans lequel il faudrait rester une semaine au moins, et tour de Léningrad en car, avec l’inévitable croiseur Aurore.

 

Pour finir, veuillez contempler la photo de Jacques Stern en pleine visite de l’Ermitage.

 

Nous sommes ensuite rentrés en avion à Moscou, puis à Paris.

 

Jacques Stern en visite au Musée de l’Ermitage

 

CONCLUSION

 

De tous mes séjours en Union Soviétique et des nombreuses discussions que j’avais eues, j’avais retiré une certitude très forte : la réunification de l’Allemagne serait pour eux un vrai casus belli. Et je me disais que l’Europe ne serait vraiment l’Europe qu’à deux conditions : que l’empire soviétique disparaisse, et que les Anglais soient obligés d’apprendre l’américain comme langue étrangère pour aller aux Etats-Unis, après que les deux langues eussent beaucoup divergé. Je mettais les deux évènements à la même échéance c’est-à-dire dans très longtemps, et je me suis trompé : il n’y a pas eu de guerre pour l’Allemagne, l’empire soviétique a disparu (merci Gorbatchev), et les Anglais finissent par être européens.

FIN

                                          Fin du troisième épisode.José Bourboulon

 

 

 

 

 

 

 

Groupe Histoire.

 

 

L’AVENTURE GAMMA 60

 

 

Des nouvelles de « L’Aventure Gamma 60 », épisode n°3.

 

 

La phase de collecte de la « documentation vivante », c’est-à-dire les interviews, est maintenant terminée ; malheureusement, je n’ai pas pu obtenir de rendez-vous avec Bernard Jeandidier. La phase de collecte des informations archivistiques est très avancée ; ni les vacances, pendant lesquelles j’ai pas mal travaillé, ni la fermeture pour désamiantage des Archives Départementales de Bobigny où sont soigneusement rangées et classées les archives de Bull ne m’ont retardé car j’avais accumulé un gros stock de données que j’ai maintenant épuisé. Ce que nous avons déjà et qui est prêt à l’impression représenterait aujourd’hui 238 pages et ce n’est pas fini : l’éditeur ne veut pas plus de 250 pages, je lui en ai annoncé 280. L’objectif est de respecter le prix de 35 € annoncé. Quant au délai, j’avais, en mars 2003, demandé deux ans, et ce sera presque le cas.

 

Les clients ou prospects déjà rédigés sont les suivants : AG Vie, EDF, Péchiney, Au Printemps, SNCF (manque l’analyse du dossier Bull), la RTT, le CEA, Mitsubishi et les deux affaires ratées à Grenoble. L’Union, la GMF et le TLF sont commencés. Le chapitre sur « Le Gamma 60 et IBM » est terminé.

 

Georges Vassallo a accepté, avec Robert Albaret, d’écrire quelques pages sur l’ambiance à la Direction Technique Fabrication au temps du Gamma 60, et Jean Rollet d’en faire de même sur son laboratoire d’électronique. Nous aurons vraiment un « ouvrage collectif » !

 

A suivre,

José Bourboulon, le 22 novembre 2004.

 

 

 

Les conférences GCOS 7

 

 

Comme annoncé dans notre dernier numéro, les 3 conférences sur GCOS 7 organisées à l’occasion du 30ème anniversaire de ce système se sont déroulées suivant le programme prévu et annoncé également dans notre dernier numéro, en présence d’une assistance nombreuse et attentive.

 

 

La prémière session était animée par Jean Pierre Brulé qui a présidé aux destinées de Honeywell Bull et de CII-Honeywell Bull de 1970 à 1981, c'est à dire pendant les périodes les plus importantes pour le projet, sa genèse et son développement, et qui l'a toujours soutenu contre vents et marées.

 

Nous avons entendu successivement 

 

 

Pierre Davous, Directeur Technique de Bull jusqu'en 1970, qui a vécu en direct tous les évènements souvent dramatiques qui ont précédé et accompagné le démarrage du projet nous a planté le décor.

Marc Bourin, Directeur Général du projet qu'il a mené avec une détermination sans faille, déjouant toutes les embûches, et depuis sa genèse jusqu'a son plein  épanouissement, nous en a conté toutes les péripéties.

 

 

Gérard Louzier, successivement directeur des développements logiciels et chef de la ligne de produits DPS 7 nous a brossé la vie commerciale riche et complexe du système.

Enfin, Christian Goursaud, qui après d'importantes activités de support chez Bull est aujourd'hui l'un des principaux responsables de l'informatique du Ministère de l'Intérieur nous a montré que le DPS 7 y a de très importantes applications et demeure inégalé en termes de sécurité, de fiabilité et d'intégrité.

 

 

La deuxième session qui présentait plus en détails les choix architecturaux et le logiciel était animée par Claude Kaiser, professeur au CNAM. Présentées par les principaux architectes du système, les conférences  étaient d'un haut niveau technique et nous ont fait comprendre pourquoi ce système conçu il y a plus de 30 ans est encore compétitif aujourd'hui. Nous avons entendu successivement :

Jean Bellec, ancien responsable des développements de GCOS 64 a rappelé les objectifs de l'architecture, dont les grandes lignes sont dues à Georges Lepicard, et les options techniques choisies pour les atteindre.

 

 

Claude Carré, ancien responsable de l'architecture du système en a présenté les grandes lignes..

Jacques Printz, ancien chef du département langages de GCOS 7 et aujourd'hui  professeur au CNAM a présenté les langages et les bases de données.

 

 

Claude Rolland a présenté successivement les communications et les développements d'applications, dont il a été responsable sur GCOS 7.

Enfin Daniel Poirson, qui a été responsable de développements logiciels puis du Planning et Marketing GCOS 7 a successivement présenté les émulateurs (au nom de Bernard Chuet qui en avait été responsable) et OPEN 7, qui permet d 'utiliser Unix sous GCOS 7.

 

La troisième session a été marquée par la remise au musée des Arts et Métiers d’un échantillonnage de la technologie du DPS7 s'étendant sur plus de 25 ans. 

La cérémonie a été ouverte par Gervais Péllissier, président de Bull, qui a insisté sur l'importance que Bull - en plein redressement - attache  à la mise en valeur de son patrimoine, sur lequel il s'appuie pour continuer sa progression dans l'excellence et l'innovation, qui ont été les grandes caractéristiques de GCOS 7 qui toujours bien vivant, entre aujourd'hui dans l'histoire.

 

 

Puis Michel Guillemet, directeur des études, a procédé au don proprement dit et a très rapidement décrit les grandes  étapes technologiques qu'il matérialisait.

 

Daniel Thoulouze, Directeur du musée a répondu en indiquant sa satisfaction de voir entrer dans son musée un grand témoignage de la technologie française et a insisté sur l'importance de la mission  qui est la sienne, en liaison avec tous les acteurs de la protection du patrimoine  de diffuser dans le public et surtout dans la jeunesse une réelle culture scientifique. Il a conclu en remerciant pour ce don qui entre dans le patrimoine national « pour l’éternité »